Grande finale de Ping-Pong à Hopoupoule
Ou mystification sidérale et sidérante?
Notre envoyé spacial en sport nous apprend que laborieusement vient de se dérouler la grande finale mondiale de ping-pong spéciale toute catégorie.De source anonyme, nous savons à présent que l’équipe local était accompagnée dans cette épreuve d’un personnel aux qualifications avérées en : entrainement dans le ridicule, chasse aux ba-balles, pom-pom-girls déguisées pour la circonstance en boule-boule girls, sponsor (discrètement par la porte de derrière) ne pouvant qu’être les célèbres duettistes de tripot : Buvar et PQchet.
Sur le plan intendance, est organisée une réunion annuelle au pied d’un site majestueux pour appâter le chaland, qui n’a rien d’autre à faire certains 1er mai et, pour se faire, lui présenter le projectile de con-pétition utilisé pour la rencontre mondiale dans la catégorie Cosmos contre un champion local. Le dit ‘bolide sidéral’ est présenté, aux passants totalement indifférents sous un vieux bocal (de confiture aux griottes) renversé pour empêcher que la balle cosmique ne reprenne la voie des grands espaces cosmiques qu’elle espère un peu plus reluisant que certains sinistres milieux et individus locaux qui eux auraient bien besoin d’un soin cosmétique et non cosmique.
Enfin, et surtout, il y a un champion toutes catégories régional, néanmoins spécialisé dans le très délicat lancer de râteau départ arrêté. A cette occasion on se rappelle du catastrophique accident lors de la dernière démonstration où l’un des deux candidats fut émasculé lors de l’exercice.
Une rencontre impitoyableLa lutte entre les deux adversaires a commencée hissée par les ovations d’une foule enthousiaste envahissant l’aire des jeux. Selon certaines statistiques, anonymement reçues par CD gratuit (sans doute remis aussi aux AD des PO). On avance le chiffre effarant d’une foule incroyable d’une cinquantaine de badauds dont une dizaine de familiers des organisateurs, environ une vingtaine de passants se rendant en touristes sur le site sans savoir qu’une tel rencontre se déroulait ici (temps d’arrêt pour satisfaire leur indifférente curiosité et un besoin naturel d’environ 1 minute)… les autres étaient les gagnants terrorisés du grands jeux payant organisé par Buvar et PQchet Corporation « si tu viens pas j’te flingue ».
Les présentations faites par un arbitre, venu du futur, le match pouvait commencer sous les cris de la foule extasiée… par tant de sottises.
Dès l’échange engagé, le premier point a été marqué par le cosmos avec une balle si ancienne qu’on l’appelle, en jargon de jeu de table (de bistrot, de logue, ou de nuit), une mémétété-or (le mot ‘or’ est ajouté en mémoire du fait que le grand finaliste ne serait autre, selon ses dires véhéments, que le fameux gardien d’un très-or totalement inexistant).
Le reste de la première partie s’est banalement cantonné à rechercher le cosmique projectile dans les réserves de chasses au rayon ‘WC et nature’, à la gondole ‘chasse d’eau’. Le projectile enfin retrouvé est présenté, solidement séquestré sous un bocal de confiture à la griotte vide et retourné, à la foule cette fois entrée en transe cosmique.La seconde mi-temps est sous le signe de la domination du champion communal, habillé pour ce match mémorable en coq-marquis d’opérette (costume prêté généreusement par la célèbre Compagnie Buvar et PQchet). Ce dernier, armé de son célèbre râteau de compétition archéologique, lance la mémététéor si fort qu’on pourrait la considérer hors jeu… car larguée dans l’espace cosmique (ou comique selon certains spécialistes ayant préférés conservé leur anonymat et nous faire part de leur commentaire éclairé à l’aide d’un autre CD arrivé sans nom par la poste). On estime que le temps du retour fut assez long… mais c’est encore le sidéral adversaire qui récupère, relance et remporte la compétition par deux points à zéro. Le match est fini.A la suite de quoi, la foule hystérique, debout (de toute manière il n’y avait pas de chaises, alors…) ovationne son champion qui, comme à l’accoutumé, vient de prendre une veste mémorable, et chamarrée comme il les aime. Fier comme un paon le personnage arbore ce superbe vêtement aux grotesques couleurs de blatte (de baise bol nous a-t-on affirmé de source garantie mais sans nom) des sponsors…
Sous les acclamations de ses fans le gardien de trésor rejoint, en bombant le torse tel un héros antique (ou en toc !), sa tanière souterraine pour y savourer un repos bien mérité à compter ses louis dormants…
Après ce match, qui vient d’entrer (à sec !) dans les annales, le projectile du champion est confié à des experts qui en anal-lise la con-position… il faut bien avouer qu’à première vue l’objet serait partiellement composé de particules d’un bois dont on ne fait plus les flutes depuis longtemps ce qui pose des problèmes de musique à ces spécialistes chevronnés.
En dehors de ces considérations, toutes nos félicitations au champion du râteau olympique, catégorie tennis cosmique, qui nous laisse sidérés devant tant de maestria, ainsi que notre con-sidération aux généreux sponsors qui permirent ce spectacle où seuls, selon la loi du sport de haut niveau, les forts sont à l’honneur dans leur catégorie.
Autre source… heureusement anonymeD’une autre source, tout aussi mystérieuse qu’anonyme (apportée par colis postal gratis et personnel), il y aurait une toute autre version de ce match. Elle nous est résumée ici...
A propos du projectile cosmique, il ne viendrait pas des vides intersidéraux mais plus prosaïquement… des restes d’un vieux crassier minier local… et ne serait, en réalité, tout simplement, qu’une ‘grosille’ de fonte métallique retrouvée inopinément dans la nature qui, bonne fille, est prête à satisfaire toutes les vantardises des marquis bouffis de prétentions et de râteaux apocalyptiques.
On put rester ‘baba’ car, afin de faire bonne mesure dans cette farce burlesque, les experts de la ‘Buvar - PQchet and co’ s’étaient soit disant entourés de toutes les précautions en matière d’inexpertise comme eux seuls savent le faire. Ils auraient eu en main, après études approfondies, les avis de personnes hautement qualifiées concernant ce genre de projectile… L’authenticité, peut-être fausse ou pour le moins des plus douteuses évidemment, fut annoncée (même et surtout à ceux qui s’en fichaient royalement) à grands cris de « découverte du siècle d’une valeur de plusieurs millions de dollars déjà offerts à qui mieux-mieux par quelques américains aussi cupides qu’idiots et heureusement incompétents dans ce genre de collection météoritique d’opérette…
La grande parade du grotesque se poursuivait, lorsque la fanfare s’arrêta net sur un ‘couac’ désopilant provoqué par une seconde annonce pour le moins étonnante. Et non !!! il ne s’agissait pas d’un cadeau mirifique fait par le vide cosmique au paon local…Il ne s’agissait, en fin de compte, que d’un quelconque résidu de raffinage grossier de minerai… comme on trouve des dizaines d’exemplaires similaires dans ce secteur !
Paf… le beau gâteau venait de s’écrouler en laissant ses petites griottes se répandre par terre pendant que les banquiers américains rembarquaient, à la hâte la queue entre les jambes, et le chéquier refermé dans la poche, pour le prochain avion… honteux et confus.Il fallait cependant récupérer l’avantage de cette formidable déconfiture.
On fit bien entendu le silence radio sur la magistrale déculottée… Mais il y aurait eu encore un ou deux risques pouvant retomber sur la figure des benêts ayant fait d’aussi ronflantes publicités mensongères. Alors… (toujours selon les explications contenues dans le cd anonyme reçu par signaux de fumées cette fois ci) on nous explique qu’une autre expertise a été faite en coupant l’innocent bloc minéral, par qui le scandale venait d’arriver, comme un vulgaire saucisson sec. L’analyse ne se fit pas attendre… en guise de matière cosmique on aurait trouvé des bouts de bois… Mais, contre toutes attentes, d’autre part nous savons tous que le vide cosmique est rempli de forêts impénétrables ou seules les météorites peuvent être créées ou régénérées… Ceci expliquerait forcément cela !
La blague pouvait s’arrêter là… si on avait compté sans l’orgueil des maîtres de la ‘Buvar – Pqchet et consorts’. Il fallait ‘rebondir’… et ce fut fait lors d’une la seconde mi-temps de cette nouvelle partie de tennis de table à un seul joueur. Cette fois il est dit qu’un bolide énorme aurait percuté cette région en envoyant ainsi des milliers de petits projectiles terrestres dans le cosmos (là… on ne risque rien de le dire… on y était pas !). Pendant ce voyage fulgurant, ces derniers auraient pris la forme de leurs grandes sœurs, mesdames les météorites aux blasons tout aussi certains que leur nobles origines sidérales. Mais ce n’est pas encore tout ! Ces bâtards météoritiques lassés d’errer comme des âmes en peine, aux confins de l’univers, dans de sinistres purgatoires pour minéraux peu conciliants décidèrent, mais oui !... décidèrent de revenir dans le doux giron de la planète terre maternelle. Et sans rire le moins du monde on nous explique que… vlan !... retour à la case minière de départ du projectile qui après un voyage aller-retour (heureusement il eut la bonne idée de réservé son billet) de dizaine de milliers d’années… revint atterrir au pied du paon-marquis des hôtes des terres mystérieuses de Périllos !!!!
Quand même… la nature fait rudement bien les choses, non ?
Opinion certaine…Bon… une fois écouté ce message contenu sur le cd (reçu par la poste et dont le généreux expéditeur veut garder l’anonymat et dont on espère qu’au moins une copie gratuite ait été remise aux AD des PO), notre opinion est faite et ne supporte pas le moindre doute. Il nous semble quasiment impossible qu’une telle histoire ait la plus petite chance d’être crédible tant sa ficelle est grosse… ni qu’on puisse prendre les internautes pour de tels imbéciles jusqu’à ce point. Aussi, pour nous le procès est rendu… Nous considérons formellement, et sans la moindre retenue, comme seule certaine et croyable la rencontre de ping-pong entre le cosmos et le champion du lancer de râteau divin… Version qui, elle au moins, nous fait bien rire et de bon coeur… sinon où irions nous s’il fallait prendre pour argent comptant les salades enregistrées dans le contenu d’un cd arrivé anonymement et gratuitement contenant des informations sans date ni lieu. Nous ne pouvons créditer ceci car de toutes manières personne ne le ferait non plus sans se faire taxer d’être … arbitraire.
‘Cosmos kid’, reporter sportif anonyme
Dernière minute… : On nous prie, au moment de mettre en ligne, d’informer la personne ayant cru retrouver une des roubignolles activement recherchées, sous la forme de la balle de ping-pong de cette titanesque rencontre, qu’elle peut cesser d’écrire et réclamer, à grands cris, sa récompense car il ne s’agit pas d’une des orphelines perdues. Regarder le format aurait suffit à constater l’erreur et puis on ne joue pas au ping-pong avec les bijoux de famille… allons… voyons !
samedi 7 janvier 2012
Grande finale de ping-pong à Hopoupoule
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